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Recherches sur la filiation de Guillaume, Alain et Jean CHARTIER (leur Généalogie de 1290 a 1900) (1900)

Annuaire du Conseil Héraldique de France
XIIIème année
Paris - 1900

Recherches sur la filiation de
Guillaume, Alain et Jean CHARTIER
(leur Généalogie de 1290 a 1900)

par  Francis Pérot


CHAPITRE  I

Les Chartier



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Il est peu de noms, parmi les illustrations de la France, qui aient autant excité la sagacité des savants que les Chartier; nous donnerons, du reste, à la fin des pièces justificatives, un essai de bibliographie sur cette famille.
L'origine de cette famille est des plus humbles. Après s'être élevée au XIVe siècle, elle est rentrée dans une condition de simplicité qui fait un contraste frappant, surtout quand on se rappelle les trois frères Chartier; mais aussi, dans cette dernière condition, fidèle à la tradition familiale, elle est restée ce qu'elle était à son origine, des plus honorables.

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Notre but n'est point de retracer la biographie si souvent esquissée des Chartier : ils sont connus par les travaux des érudits, par Etienne Páaquier, qui compare Alain Chartier à l'ancien Sénèque romain; faut-il citer les travaux de Moréri, du Bénédictin Chaudron, de G. Peignot, de Breton, les notices des Biographies de Weïs, de Feller, celles de la grande encyclopédie, etc. Nous avons voulu reprendre leur filiation perdue, et interrompue depuis le XVIIe siècle.
Le chanoine Hubert, du Chapitre d'Orléans, a laissé huit volumes manuscrits, gr. in-4° de 300 pages chacun environ, sous le titre de Nobiliaire Orléanais; chaque-famille y a son blason. Ce travail de bénédictin a. une très grande importance; commencé en 1664, il se termine en 1693.
A cette époque, le chanoine Hubert écrivait son Nobiliaire d'après les textes qu'il avait recueillis et ceux que pouvaient bien lui procurer les familles auxquelles il avait fait appel  si d'un côté la critique semble échapper à ce prodigieux travail, d'un autre , il a dû l'établir avec désintéressement, car cet auteur, comme tant d'autres, n'a pas entrepris de faire ces huit volumes pour le plaisir de les écrire en termes fantaisistes, ou pour flatter l'amour-propre de certaines familles; du reste, le fait même que le chanoine avait en sa possession ces textes, pour le rassemblement desquels il a dû passer une partie de sa vie, nous suffit, relativement, pour admettre non seulement sa bonne foi, mais encore pour en être convaincu; à cette époque, avouons-le franchement, les titres et les blasons étaient moins courus que de nos jours.
Ce n'est qu'au mois de novembre 1696 que parut

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l'édit royal qui obligeait à l'enregistrement des armoiries; ce n'est qu'à partir de ce moment que l'Armorial général de la France (1) a été établi; l'on conçoit sans peine que beaucoup de gens firent parfois de grands efforts pour ne pas y être omis; tandis qu'il n'en a pas été ainsi pour le Nobiliaire Orléanais, lequel, devant rester manuscrit; a été rédigé bien plus avec des documents que son auteur avait rassemblés, plutôt que sous l'influence de sollicitations jointes à une certaine complaisance, et qui auraient dénaturé le caractère de vérité de ce travail

La généalogie des Chartier s'y trouve très complète depuis les origines jusqu'au moment où elle a été achevée (vers 1690). Elle est insérée dans le second volume et commence au folio 64; ce document n'est pas l'une des pages les moins intéressantes de ce nobiliaire, à cause de l'importance des personnages qui la commencent, comme aussi de la filiation ininterrompue de cette famille jusqu'en 1690.
Nous avons voulu borner ce travail en le restreignant à un simple énoncé sur les trois Chartier, à une simple généalogie terminée par un essai de bibliographie, et une indication sur quelques familles alliées aux Chartier. Les grandes pages de notre histoire nationale sont écrites, et, pour nous qui sommes de la dernière heure, il ne nous reste plus qu'à glaner!... Du reste, après les travaux qui ont été publiés depuis le siècle dernier jusqu'à nos jours , après le travail si substantiel de M. du Fresne de Beaucourt (2), que restait-il à faire?


(1) A la Bibliothèque Nationale.
(2) Les Chartier, recherches sur Guillaume, Alain et Jean Chartier. Caen, typ. de Blanc-Hardel, éditeur, rue Froide, n° 2, 1869, in-4° de 60 pp.


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sinon à compléter cette longue filiation d'une famille qui subsiste encore.
Ce nom des Chartierest encore vivace, il évoque des souvenirs patriotiques, car après avoir été honorés par les rois, les reines et les savants du royaume, les Chartier ont honoré la France.
Cette noble lignée qui a fourni des secrétaires du roi, des évêques, des écrivains distingués, s'est ensuite largement divisée; les rameaux affaiblis de la souche vigoureuse se sont lentement détachés du tronc; l'une des branches, la plus importante du reste, est venue se fixer en Beauce, en Orléanais, et c'est précisément celle-ci dont nous allons donner la descendante sans aucune interruption, depuis l'un des derniers de ses membres qui terminent la généalogie donnée par le chanoine Hubert, jusqu'à nos jours.
C'est dans une famillede laboureurs de laBeauce, à laquelle nous sommes allié, que nous avons découvert, non point des terriers, des titres d'anoblissement, encore moins des actes de foi et hommage, car ces laboureurs, loin de tenir fiefs, ne possédaient que quelques mines de terre, quelques chétives masures comme l'on en retrouve encore dans ce pays, mais nous avons trouvé toute une série de contrats, de vente et d'acquisition, des contrats de mariage, des partages, des inventaires, des sentences du sénéchal, religieusement conservés par Alain Chartier, laboureur, vers la fin du XVIe siècle, et dont le fonds d'archives a été augmenté par sa descendance.
Il fallait que ce simple laboureur fût au courant des origines de la famille à laquelle il appartenait, pour avoir ainsi conservé ce qui aurait paru si

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inutile à tant d'autres; car, ordinairement, l'homme des champs, fût-il Beauceron ou Provençal, fait peu de cas de vieux parchemins et n'estime guère les anciens papiers. Mais notons, en passant, que la Beauce se ressent beaucoup du voisinage de Paris; les gens y étaient tous lettrés bien qu'ils habitassent un petit hameau; aussi l'instruction y paraît bien plus développée que dans le centre de la France; tous les actes que nous possédons sont signés par les comparants, hommes ou femmes, ainsi que par les témoins requis, et cela sans exception.
La descendance des Chartier s'est produite par le côté maternel, puisque Guillaume et Jean n'ont pas laissé de postérité. Quant à Alain, le cas est plus discutable : on lui attribue un fils, mais plutôt par probabilité que par des preuves écrites.
Depuis le chanoine Hubert, les Alain Chartier se sont alliés aux François, aux Alain Chartier, aux Taffoureau de Boisseaux , canton d'Outar-ville (Loiret). Ces derniers ont fourni un évêque très distingué; cette famille, quoique tombée en quenouille depuis la fin du siècle dernier, ne s'est éteinte par le nom qu'en 1880, dans la personne de Julie-Anastasie Taffoureau, née en 1800, décédée à Orléans le 22 avril 1880.
C'est avec un sentiment de piété filiale que nous nous sommes imposé la tâche de continuer l'œuvre du chanoine d'Orléans ; nous eussions souhaité que la fin fût digne du commencement ; pouvons-nous l'espérer ? le savant prêtre avait la science !... et si nous n'avons point cette qualité, nous avons toutefois la bonne volonté... et aussi l'honneur d'être allié à cette illustre famille !

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Les trois Chartier qui figurent au commencement de la généalogie du chanoine Hubert, descendent de Jean Chartier, leur père, bourgeois de Bayeux, vivant en 1387, encore connu en 1404; il était fils d'un autre Jean qui figure déjà dans les actes de l'année 1313-1330; lui-même descendait de Guillaume, aussi bourgeois de Bayeux, lequel comptait parmi les notables de cette ville en 1309(l).


Guillaume Chartier

Né à Bayeux en 1394, conseiller au Parlement, évêque de Paris en 1447, chancelier de France (2), il y mourut le 1er novembre 1472. (Voir pièces justificatives, A). Il était le 98e évêque de Paris.
Il laissa un exemplaire original, de sa main, du fameux procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc, encore conservé à la Bibliothèque nationale (3).


(1) Pluquet, Ilisl. de Bayeux, Caen, ÌS29, in-8".
(2) Ils sont légion ces hommes intègres, que leur honorabilité, leur science, permit aux  rois de France d'investir de cette haute dignité : les chanceliers de France !.. c'est à rougir de honte de compter les gardes des sceaux de notre temps: nous n'osons les nommer dans la crainte de troubler le reposde ces grands hommes qui ont rempli cette fonction avec la dignité et l'honneur qu'elle comportait! Qu'ils reposent en paix, les Pierre de Belleperche, les Aycelin de Montagut, deux noms chers au Bourbonnais, leur patrie! les Chartier, Nogaret, Marigny, Sainte-Maure, Savoisy, Luxembourg, Rochefort, du Prat, Monlholon, l'Hospital, Birague, Hurault deCheverny, Caumartin, Aligre, Marillac, Mathieu Molé, Séguier et tant d'autres ! Ils n'ont rien à craindre ceux-là des jugements que l'on peut porter sur eux, car ils ont travaillé pour la France en y sacrifiant parfois et leurs familles et leur personne.
(3) Mss. N. 138. Ce précieux manuscrit a servi à Qui-cherat pour son édition du Procès de Jeanne d'Arc, tome v, p. 78 à 218.


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Alain Chartier

Né à Bayeux en 1386. Secrétaire des rois Charles VI et Charles VII, fut envoyé en ambassade pour les affaires du royaume, et honoré d'un baiser de Marguerite d'Ecosse, dauphine. (Pièces justificatives, B.)
Conseiller au Parlement, archidiacre de Paris, il donna une bonne histoire de Charles VII, mais il fut surtout le réformateur de la langue, il donna la forme et les règles de la littérature française.
11 mourut à Avignon en 1457 ou 1458 ; certains auteurs affirment qu'il ne mourut qu'en 1459. (Voir Pièces justificatives B (1).
Mancel (2) dit qu'il laissa un fils du nom de Simon, et qu'il devint conseiller distingué au Parlement de Paris; plusieurs auteurs affirment que les conseillers de ce Parlement, du nom de Chartier, appartenaient à une famille de ce nom fixée dans l'Orléanais et différente de celle de Guillaume et d'Alain (3).
Mais dans la Généalogie manuscrite des Chartier aux Archives nationales (4), Simon Chartier y est désigné comme étant le fils de : Alain Chartier, clerc, homme lay, vénérable , discret et saige. Rien ne prouve jusque-là qu'il n'était pas marié,

(1) Sa statue figure sur une des places de Bayeux; elle a été inaugurée le 17 juillet 1898.
(2) Normands illustres, p. 15.
(3) Preuves et Observations sur les Mémoires de Commines. Edition de Bruxelles, tome m, p. 28, 1706.
(4) Mss. fr. 5481, fol. 749.


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car les ordres auxquels il semble appartenir n'étaient pas en opposition avec le mariage. Il pouvait être clerc, chanoine, et ne pas être ordonné prêtre. D'autre part, on le trouve ainsi désigné : maistre Alain Chartier, en son vivant docteur en décret (1). Rien ne prouve non plus qu'il se soit marié, et, tout au contraire, l'affirmative est en faveur de cette opinion.
Des doutes sérieux, établis sur quelques textes, porteraient à admettre que Jean n'était point le frère de Guillaume et d'Alain, contrairement à ce qui avait été dit jusqu'à présent. Ce qui a pu provoquer la confusion c'est que dans un texte (2), il est dit : Les trois frères Chartier a sçavoir : Guillaume, Alain et Thomas.
Quant à nous, et pour les raisons que nous en avons données, nous acceptons la généalogie du chanoine d'Orléans admise par tous les auteurs, lequel n'avait aucun intérêt à dissimuler la vérité.

Jean Chartier

Le troisième fils de Jean, frère de Guillaume et d'Alain, né à Bayeux, moine de l'abbaye royale de Saint-Denis; historiographe de France, il est l'auteur des Grandes Chroniques de Saint-Denis, réimprimées dans la collection, des Historiens de France, par Dom Bouquet.
Chapelain du Roi, il vivait en 1497. (Pièces justificatives, G).

(1) Mss. Saint-Victor, 394.
(2) Lettres-patentes de Louis XI, aux Archives du château de Marainville.


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CHAPITRE II

Généalogie des Chartier, originaires des environs d'Etampes, établis à Orléans, puis à Paris, par le chanoine Hubert dans ses Généalogies Orléanaises, composées de 1664 a 1693, tome II, p. 64, à la Bibliothèque municipale de la ville d'Orléans
« Les Chartier portent : D'argent, au tronc d'arbre au naturel, alaisé, posé en fasce, surmonté de deux perdrix au naturel, au rameau d'olivier à trois branches, en pointe. »
« Ainsy qu'il se voit à l'église de Saint-André des Arcs à Paris, dans une chapelle au côté droit de l'Evangile.
« Cette famille est ancienne; il y en a une aux environs d'Orléans, originaire de Beausse près Etampes (1), ainsi qu'il se voit par les emplois et les terres dont ils sont chargés en ce pays. Les premiers dont l'origine est incertaine. Environ en 1400, elle s'est beaucoup multipliée, partie est à Bayeux, partie à Vermaux, à Orléans, et Esternpes, une autre est demeurée en Beausse.
« Cette famille considérable entre elle n'est pas considérée ny réputay noble. Non seulement Alain Chartier qui prit alliance avec Tiphaine Lemaire, fille à cet endroit d'Eudes Le Maire, chastelain et maire de Saint-Mard, illustre par le voïage qu'il entreprit à la Terre-Sainte ». La décharge d'un vœu qu'avait fait le Roy Philippes, de se transporter avec le même équipage  au Saint Sépulchre de

(1) Boisseaux est à 21 kil. environ d'Etampes. autrefois , châtellenie ressortissant de la sénéchaussée d'Orléans.

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N. S. J. C. Mais les grandes familles qui sont sorty par les alliances qui ont été faictes dans la principale branche du nom de Chartier, finit à Mathieu, conseiller au Parlement (1), et qui n'a laissé que des filles; de l'aisnée est sorty Mr. Bouguier, illustre au Parlement. Mr. d'Aoste, et Mr. Igrigny; de cette même famille, sont sortis par les femmes le sieur Colas de Marolles, Alléaume, fondateur de Saint-Aubin, et autres bonnes familles d'Orléans.
De cette famille est sorty Eudes LeMaire à qui le Roi Philippe, reconnoissant de son zèle, octroya grands privilèges qui passèrent à sa postérité, aux deux sexes.

I. — ALAIN CHARTIER, fiscalin du Roi Philippe, épousa Tephaine Lemaire, fille du châtelain d'Estempes.
II. ROBERT CHARTIER, dont il est parlé au Cartulaire de Chartres en 1290, épousa Jacqueline d'Arnoul.
III. — JEAN CHARTIER vivait en 1290, fit son testament en faveur de Chartres, il fut père de :
IV. — JEAN CHARTIER II.
4. Geoffroy, seigneur de Boissy et le dict fondateur du collège de Boissy en 1356. (Voir Antiquitez de Paris. 532). (2)
4. Robert Chartier, dit d'Asnet.
V. — JEAN CHARTIER II vivait de 1330 a 1350; il fut père de : assavoir :

(1) Mathieu Molé. né à Paris en 1484, cependant Feller lui donne deux fils : Edouard et Louis.
(2) Voir pièces justificatives II. Fondation du collège de. Boissy.


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5. Guillaume, dit Guillemin.
5. Estienne Chartier, fondateur du collège de Boissy, avec Geoffroy sieur de Boissy ; il fut père de :
6. Chartier, tige des Chartier de Bayeux.
6. Alain Chartier, que des auteurs ont dit sans fondement estre sorty du pays de Normandie, fut secrétaire de Charles VI et VII, naquit en 1386, et mourut en 1460. De son frère est sorty grande postérité , il mourut vers 1440 ; il était pourvu d'une prébende à N.-D. de Paris en 1420.
6. Guillaume Chartier, que l'on dit avoir esté évesque de Bayeux, premièrement. Evesque de Paris après Denys Dumoulin, tonsuré l'an 1447 ; mourut en 1472.
6. Jean Chartier, moine de Saint-Denis, et autheur de la Chronique de ce monastère.
7. Michel Chartier, d'Armonville, aura sa postérité cy-après. (1)
V. — GUILLAUME dit Guillemin, fils aîné de Jean Chartier II. Il eut pour femme Agnède, d'où sortent : ?
6. Jean Chartier III, dit avoir esté élu à Auchton et Rochefort, eut pour femme Perrichon Martin dont :
7. Estienne Chartier, bourgeois d'Orléans, qui épousa Rabeau Compain, vivait en 1449, fait pri-

(1) Armonville-le-Guénar est dans l'arrondissement de Pithiviers et dépend de la paroisse de Saint-Péravy-Es-Preux ; cette commune est voisiné de celle de Boisseaux (Loiret), le lieu où se sont perpétués les Chartier, et leur descendance Les François, les Taffoureau, etc. C'est donc de Michel Chartier que descendent les Chartier de Beauce, Jes continuateurs de cette famille par cette branche aînée.

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sonnier au retour d'Arras, où il avait été député avec Pierre de l'Aubespine pour affaires du Roy, en 1479. Il eut pour enfants :
8. Jean Chartier en 1481.
8. Catherine Chartier, femme de Tienne de Tiery du Temple, procureur de l'Office de Chartres et de Berueille. Il eût : Guillaume Fouhec Chartier, bourgeois de Chartres, argentier du roy de Navarre. Son fils, docteur en théologie, chanoine de Chartres, mort fort âgé.
7. Jean Chartier IV, bourgeois d'Estampes, en 1452, ouvre sa postérité :
7. Simon Chartier à Orléans.
7. Simone Chartier, épousa messire Hardy,bourgeois d'Estampes, dont elle eut Pierre Hardy, qui épousa Simone David (1). De ce mariage Simon Hardy, qui épousa Georgette Paris ; Charlotte Hardy, femme de Pierre David, laboureur à Arbouville, dont est veuve : Eymerice David, bourgeois d'Estampes, qui épousa Jeanne Guyot, d'où est sorti Pierre David, gentilhomme du roy, puis Joachim David, escuyer à Arbouville, qui porte : D'azur au soleil d'or, au-dessus, un girasol d'or, feuille de sinopie, et deux colombes affrontées en pointe.
7. Simon, fils de Jean III, était marchand à Orléans, il épousa....., et eurent :
8. Michel Chartier
8. Pierre, marchand drapier.
8. Guillaume qui vivait en 1451, il a été inhumé en l'église de Saint-Aignan à Orléans.
8. Michel Chartier, marchand à Orléans, vivait

(1) Cette famille, alliée aux Brunet, Taffoureau, etc., compte encore des descendants à Ingré, près Orléans.

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en 1460-1476, et mourut en 1483. Son épitaphe est au grand cimetière d'Orléans, en la chapelle du Sainct-Esprit ; marié à Catherine Pasté. Il eut :
9. Julienne, cy-après.
9. Michel Chartier, advocat, docteur en droit, principal du collège de Boissy. Il mourut en 1530, et laissa à ses neveux, au nombre de trente-huit, chacun quinze livres de rente, suivant partage reçu en 1531 par Olive, notaire à Paris (1).
9. Simon Chartier, aura sa postérité illustre. 9. Guillaume Chartier, Catherine Chartier qui épousa Jean Chasserey de Gien, Robert Chartier, chanoine à Rennes, Pierre et René Chartier, chanoines à Rennes, Simone épousa Jacques Le Breton, Marie épousa Aignan Tardieu. 9. Jean, épousa Perette Martin, ils eurent : 10. Jean, mort sans postérité. Catherine épousa Pierre Misland, Françoise épousa Jean Feuvrier, Charlotte épousa Jehan Ledere 9 Martin. Sa postérité dure encore. Michel puîné, fut père de Anthoine Chartier, 10. Perrine Chartier épousa Ferry Alleaume, bourgeois d'Orléans et d'Estampes, lequel donna de 1530 à 1551 la famille Alleaume. 9. Anne Chartier épousa Clément Hondereau, conseiller au Parlement 9. Marie Chartier, femme de Jacques Guillardeau, dont est sorti la famille Bouguier, Molé et Igrygny. Suivent la famille...............
9. Charlotte, épousa Estienne D'Islas, dont elle eut Etienne D'Islas, Raymond D'Islas et Marie D'Islas, 9. Charlotte, épousa Jean Oudemart.

(1) Le chanoine Hubert donne la copie de cet acte, pp. 58-59, dans, lequel sont les noms des trente-huit neveux héritiers.

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X- Julien Chartier, aisné de Michel et de Catherine Pasté, avocat, conseiller en la Cour des Aydes, épousa Jeanne Lallemand, il eut plusieurs enfants et était eschevin d'Orléans en 1519, il eût : X. Michel, commissaire au Châtelet de Paris, il épousa Marie Le Tellier et il eut : 11. Germain Chartier, il eut : Marie, qui épousa Noël Boëte, sieur des Varennes. 11. Michel, contrôleur des guerres. 11. Marie, femme de Nicolas Martineau, conseiller au Parlement. 11. Nicolle Chartier, épousa Philippe Hémon, advocat au Parlement. 11. Claude Julien, advocat et bailly de Beaugency, sans postérité, Estienne, Jacques. 10. Gillon Chartier, qui épousa Nonis Ragaliez, et en secondes noces, Charron, dit l'Evesque, et 10, Françoise qui épousa Estienne Brachet.
Claude Chartier (1), bourgeois d'Orléans en 1520, épousa Marie Monnaut ; était eschevin et receveur des tailles en 1537-1545. Il mourut le onze décembre 1554, il eut pour enfants :
11. Julien Chartier, né le 3 juin 1525 ; Jean Chartier, né en 1527, marié à Marthe Seurret.
12. Jacques Chartier, leur fils. 11. Robert, 1528-1560, Claude, Guillaume 1534, Jean 1542. Jacques 1547, Marie 1523, Françoise 1527, Marie 1530, Marie, troisième fille, 1532, mariée à Jacques Robert, bourgeois d'Orléans. Jacquette 1539, et Barlet Chartier 1544.
XII. —JULIEN CHARTIER, marchand, mourut le 16 juillet 1544, épousa Anne Brisset, il eut, 12, Ju-

(1) C'est par lui, par Robert et Marie Chartier que nous trouverons ci-après, que se continue jusqu'à mis jours la descendance ininterrompue des Chartier.

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lien, Pierre, Claude, Jean, Jean, Aignan, Daniel, Anne, Anne, Marie, et Jacques, né en 1562.
12. Jean, quatrième fils de Julien, épousa Catherine Compleix.
13. Guillaume Chartier, religieux capucin, Marie, Catherine, et ceux-cy devinrent la branche aisnée des Chartier.
X. — AUTRE BRANCHE : Julien , troisième fils de Julien et de Jeanne Lallement, fut lieutenant particulier au siège de Beaugency ; il épousa Anne Le Fuzelier, dont elle fût la veuve en 1555, morte en 1562.
XL — ETIENNE CHARTIER fut père de : 12, Jacques et Euverte Chartier.
XL — ALAIN CHARTIER, Estiennette Chartier, mariée à Jean de Montadan, écuyer à Orléans, lesquels eurent un fils, qui épousa Nicole Lebert, en 1555, XI. Euverte Chartier, avocat, conseiller au Parlement d'Orléans, vivait en grande estime et considération sous François II, et Charles IX, il épousa Marguerite Mignot, ils eurent, Euverte, Philippe, Daniel, Marguerite, Claude et Anne.
XII. — EUVERTE CHARTIER II, conseiller advocat et lieutenant à Lorris.
13. Henri Chartier, prévôt de Lorris, épousa Marie Roux, ils eurent : Renée, Claude et Nicolas.
13. Nicolas-Jules Chartier, maître de la garde Chaumontoise, de la forêt d'Orléans, il eut : Jacques, Daniel, seigneur de la Boulardière, conseiller au presidial d'Orléans, épousa en 1588, Jeanne Morin, dont ils eurent : Michel.


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BRANCHE DES CHARTIER
SEIGNEURS DE LASSY ET D'ALAINVILLE

IX. — SIMON CHARTIER, troisième fils de Michel et de Catherine Pasté, advocat au Parlement sous Louis XI, épousa Françoise Jagat, dont ils eurent : Mathieu, Madeleine, Guillemette, Marie, mariée au sieur de la Chaise. Simon mourut à Paris en 1483.
Mathieu, advocat, de 1524 à 1531, et que l'on dit estre proche parent d'Alain Chartier, épousa Jeanne Brinon, fille de feu Brinon, procureur au Parlement, il eut : XI. 11, Mathieu Chartier, seigneur de Lassy, Guillaume, advocat, marié à Françoise Rivière, advocat au Parlement, Geneviève; mariée à François de Montholon, chancelier de France en 1551. XI. Marie, épousa Jean Teste, seigneur de Coupeuvray, mestre des camps à Paris. Louis, qui épousa Marie Thibaud (1).
XI. — MATHIEU CHARTIER II, seigneur de Lassy et d'Alainville, conseiller, doyen du Parlement de Paris, mort en 1543, épousa Marie de Montholon, fille de François, appelé par Monseigneur de Thou au 3° livre de sa vie : Antiques Grauditas Senator. Il eut : Mathieu II, seigneur d'Alainville, Marie, dame de Lassy, et d'Alainville, qui épousa

(1) Épitaphe de Geneviève Chartier en la chapelle de l'église de Beaune : Genovefa. Mathsei. Quadrigerii. advocato-rum. suse. œt. principes, probissimi, viri filia. Francisci. Mon-tholonœi. Francise. Procancellarii piissinm. modestissima, in. omnibus, maxime erga pauperem. conjux.
Hoc in patrum sepulcro requiescit donec optata, veniat re-surreclio. Franciscus Mohtholonϝs sacri cohsistorii cornes posuit et anniversaria, vota fundavil.

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en 1566, Christophe Bouguier, seigneur de Villaines, conseiller au Parlement... Marie Chevalier, fille de Michel, bourgeois d'Orléans, et sœur de Michel, le Principal du. Collège de Boissy, ladite Marie Chevalier, se remaria à Edouard Molé de Champlatreux Président, dont est issu Mathieu Molé, seigneur de Lassy et de Champlatreux, Président et Garde des Sceaux à Paris (1).
12. — Magdeleine Charlier, épousa Jean-Gabriel de Mesme, conseiller au Parlement de Paris, et mort sans enfants.

(1). Nous possédons un petit volume in-32, ayant appartenu a Mathieu Molé. puis à la vicomtesse Henry de Ségur, dont il porte à l'intérieur l'ex-libris à ses armes, et délicatement gravé.
Il a pour titre : L'Annoei Senecoe Philosophi opéra omnia, Amsterodami apnd Gelily L. Ccesium. CjQ ;j|CXXV11I. avec frontispice gravé.
Les plats sont frappés chacun d'un fer d